Voyages

Roadtrip en Écosse : partie 1

31 janvier 2019

À quelques mois près, cela fera bientôt un an que j’ai eu la chance et le plaisir immense de découvrir l’Écosse, ses terres sauvages et ses plaines mystiques. Avec quelques unes de mes amies les plus proches, nous avons opté pour la seconde semaine de mai, afin d’éviter les pluies tristement célèbres du pays, et profiter ainsi de quelques rayons de Soleil durant notre voyage. Je rêvais depuis longtemps d’arpenter ces terres que de nombreux voyageurs ont su vanter ; et en grande fan d’Harry Potter, il était presque nécessaire pour moi d’aller vérifier que Poudlard avait bien encore toutes ses pierres.

Alors, c’est parti pour neuf jours de roadtrip dans les Highlands et ses environs, avec son traditionnel lot de montagnes, de plaines, et de châteaux ; bref, d’immensités plus belles et plus sauvages les unes que les autres. Si le coeur de notre séjour s’est essentiellement tourné vers des lieux plutôt reculés des grandes villes, nous avons cependant tenu à passer par Glasgow, Oban et bien entendu Édimbourg, qui sont à découvrir au moins une fois tant ces deux villes ont à offrir aux plus curieux.

Pour ma part, bien que les terres britanniques ont toujours suscité chez moi un désir ardent de découverte, je n’avais jusqu’alors abordé la beauté de l’Écosse qu’à travers Harry Potter puis bien plus tard la série Outlander, dont la première saison, quoiqu’on en dise, demeure une ode fabuleuse au pays ainsi qu’à son histoire.

Glasgow, où les morts veillent une cité en émoi

Cap sur Glasgow, où nous atterrissons le vendredi soir. Après de (très) longues minutes d’attente pour récupérer notre bolide – car il ne faut pas moins d’un 4×4 pour arpenter les routes du pays – nous récupérons dans l’immense canapé de notre premier pied-à-terre, où nous savourons tant la tranquillité d’être arrivées que l’excitation de nos découvertes sur le point de commencer.

Nous débutons l’aventure par un tour en ville, où nous découvrons une joie de vivre très prenante ; de la musique dans les rues, des couleurs sur les murs… Une population jeune, vive et dynamique, foulant les pavés ou se reposant dans un des nombreux cafés et restaurants dignes des plus beaux tableaux Pinterest.

Après notre balade au Lighthouse, et l’ascension de sa haute tour qui domine la ville, nous faisons cap vers la Nécropole, magnifique cimetière victorien situé sur les hauteurs. Premier tournant photo du voyage, où je ne cesse de multiplier les plans, de chercher des perspectives, ou de capturer l’oiseau en train de faire une pose sur une des pierres tombales.

Le calme qui y régnait avait quelque chose de très apaisant en comparaison avec le tumulte citadin du matin.

Bien que cela sonne extrêmement cliché, je prends beaucoup de plaisir depuis toute jeune à arpenter les sentiers des cimetières, d’autant plus quand les sépultures sont grandes et travaillées. Outre l’aspect typiquement morbide un peu trop facile en analyse, j’apprécie surtout le calme qui y règne en maître, l’apaisement général où ce qui nous entoure revêt les atours une autorité magistrale, et réfrène les bruits et autres éclats que nous pourrions causer alentours. La plupart des lieux de culte, pour l’anecdote, produisent sur moi le même apaisement.

En redescendant, nous marchons quelques instants dans la très jolie cathédrale gothique, qui servit d’ailleurs de décor pour l’hôpital de la deuxième saison d’Outlander.


Inveraray, son château, et ses petites maisons blanches

Pour la seconde journée de notre séjour, nous prenons la route pour Inveraray, situé sur la rive ouest du Loch Fyne, devant lequel nous prenons le temps de savourer un déjeuner de fortune très convoité par les mouettes des alentours. Les lieux ont ce charme propre aux petites villes balnéaires ; les environs ont l’air tranquille, sans vague.

Les maisons toutes blanches gagnent en beauté tour à tour que le soleil joue à cache-cache avec ses habitants.

Cap sur le château et ses jardins, qui attirent chaque année nombre de touristes et amateurs d’histoire (mais aussi les fans de Downton Abbey.) Le château actuel, reconstruction présidée par le 3e Duc d’Argyll, revêt sous bien des aspects des caractéristiques plus propres à celle d’un manoir que d’un typique château écossais. Cependant sa modernité – dont la décoration rappelle parfois celle des demeures françaises – a de quoi nourrir les yeux en mal de beauté. Les jardins très structurés sont très agréables pour terminer la visite. Le bruit des graviers sous nos chaussures me rappellent d’ailleurs je ne sais quels instants de paix enfouis dans un recoin de mes souvenirs d’enfance.

En retournant à la voiture, il y a comme un sentiment de gratitude silencieux qui nous accompagne. Le Soleil de plus en plus chaud dans notre dos n’y est sûrement pas étranger.


Oban, beauté lumineuse et iodée

Plus nous avançons vers Oban, notre troisième étape, plus la lumière se fait vive mais aussi plus chaude, dû à l’après-midi qui suit son cours. Arrivées sur place, c’est dans une splendeur digne de grand cinéma que nous découvrons la ville portuaire, que nous nous empressons de contempler depuis les hauteurs en grimpant jusqu’à McCaig’s Tower.

McCaig’s est un jardin public avec un panorama à couper le souffle. Initialement prévus pour abriter une fabrique ainsi qu’une galerie d’art, ses murs extérieurs aux grandes arches restèrent tels quels lors de la mort du banquier John Stuart McCaig, riche philanthrope à la tête de leur construction. Si l’on met de côté ces détails historiques, c’est un lieu qui baigne dans la lumière, très végétal, avec de petites pentes à gravir et dévaler, encore et encore. De baroudeuses aux grands enfants, il n’y eut qu’un seul pas vers une douce régression d’un instant.

La lumière ne nous a pas quittée depuis Inveraray, et ses reflets donnent à la surface de la mer une couche étincelante qui entoure les terres.

Nous sommes restées un moment là, à errer sur les hauteurs avant de redescendre en même temps que le jour et ses jolies lueurs. De nouveau en voiture, nous prenons la route pour Balvicar, où nous passons la nuit dans un cottage aussi confortable qu’inquiétant, et où nous nous autorisons d’ailleurs une balade improvisée dans la campagne environnante.
Nous n’avions alors pas idée de ce qui nous attendait le lendemain.

Mais cette partie du voyage, je vous la garde pour un second article.


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1 Comment

  • Reply Roadtrip en Écosse : partie 2 – Lauriane Ipsum 8 février 2019 at 9 09 02 02022

    […] la première partie de cette série d’articles sur mon voyage en Écosse (à retrouver ici), je vous avais emmené dans les environs de Glasgow, d’Inveraray, et d’Oban, […]

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